Décodeur de référence Rolex
Entrez une référence pour identifier le modèle, le surnom et les caractéristiques exactes
Base de données couvrant les principales références depuis 1953. Certaines variantes rares ou anciennes peuvent ne pas figurer. Les données techniques proviennent des catalogues Rolex officiels et des ouvrages de référence de la collection.
Comment lire une référence Rolex ?
La référence (ou « model number ») est la carte d’identité technique de votre Rolex : elle encode le modèle, le matériau, le type de lunette et, pour les générations récentes, la couleur de l’insert. Elle est gravée entre les cornes à 12 heures, cachée derrière le bracelet — il faut retirer celui-ci ou faire pivoter les embouts pour la lire. Vous la trouverez aussi sur la garantie, les papiers d’origine et le fond de l’écrin. Attention à ne pas la confondre avec le numéro de série, gravé entre les cornes à 6 heures (ou sur le rehaut depuis 2005) : c’est lui qui date la montre, et c’est notre outil Dater ma Rolex qui s’en charge.
Entrez simplement votre référence dans le décodeur ci-dessus : il identifie le modèle, le matériau et la lunette. Les sections qui suivent vous expliquent la logique du système, pour lire n’importe quelle référence comme un professionnel.
Quatre, cinq ou six chiffres : les trois grandes époques
| Format | Époque | Exemples |
|---|---|---|
| 4 chiffres | Des années 1950 au début des années 1980 | 5513 (Submariner), 1675 (GMT-Master), 6263 (Daytona), 1601 (Datejust) |
| 5 chiffres | Années 1980 → années 2000 | 16610 (Submariner), 16710 (GMT-Master II), 16520 (Daytona Zenith) |
| 6 chiffres | Depuis le début des années 2000 | 116610LN, 126710BLRO, 126334, 226570 |
Plus la référence est longue, plus la montre est récente — et plus elle encode d’informations. Les références à 6 chiffres s’accompagnent presque toujours d’un suffixe de lettres décrivant la lunette (voir plus bas).
Le dernier chiffre : le matériau
Sur les références à 5 et 6 chiffres, le dernier chiffre indique le métal du boîtier. C’est le réflexe le plus utile pour vérifier une annonce en un coup d’œil : une « Submariner or massif » dont la référence se termine par 0 est une alerte immédiate.
| Chiffre final | Matériau | Exemple |
|---|---|---|
| 0 | Acier Oystersteel | 116610, 16610, 114060 |
| 1 | Rolesor Everose (acier + or rose) | 126711CHNR |
| 2 | Rolesium (acier + platine) | 126622 (Yacht-Master) |
| 3 | Rolesor jaune (acier + or jaune) | 16613, 126713GRNR |
| 4 | Rolesor gris (acier + lunette or gris) | 126334 (Datejust 41) |
| 5 | Or Everose massif | 126715CHNR |
| 6 | Platine massif | 126506 (Daytona) |
| 8 | Or jaune 18 ct massif | 116508, 16628 |
| 9 | Or gris 18 ct massif | 116509, 126719BLRO |
L’avant-dernier chiffre : la lunette
Sur la plupart des références à 5 et 6 chiffres, l’avant-dernier chiffre décrit la lunette : 0 pour une lunette lisse, 1 pour une lunette tournante ou bombée selon les familles, 2 pour une lunette gravée (« engine turned »), 3 pour la fameuse lunette cannelée, et des valeurs plus hautes pour les lunettes serties. Un exemple parlant : la Datejust 16200 (lisse, acier), la 16220 (gravée, acier) et la 16233 (cannelée, Rolesor jaune) ne diffèrent que par ces deux derniers chiffres.
Les suffixes modernes : LN, LV, BLRO…
Depuis le passage aux références à 6 chiffres, Rolex ajoute des lettres qui décrivent la couleur de la lunette ou du cadran. Les plus courantes :
| Suffixe | Signification | Surnom collectionneur |
|---|---|---|
| LN | Lunette noire (Lunette Noire) | — |
| LB | Lunette bleue | — |
| LV | Lunette verte | « Hulk », « Starbucks » |
| BLRO | Lunette bleu/rouge | « Pepsi » |
| BLNR | Lunette bleu/noir | « Batman » |
| CHNR | Lunette chocolat/noir | « Root Beer » |
| GRNR | Lunette gris/noir | « Bruce Wayne » |
Ces suffixes font parfois varier la cote du simple au double à référence de base identique : une 126710BLRO et une 126710GRNR partagent le même boîtier, pas le même marché.
Référence, numéro de série, bracelet : la vérification complète
Pour authentifier ou estimer une Rolex, les professionnels croisent systématiquement trois codes. La référence (cette page) identifie le modèle exact. Le numéro de série date le boîtier : utilisez Dater ma Rolex, avec notre guide complet des numéros de série — en gardant en tête que les séries sont devenues aléatoires en 2010. Enfin, les codes du bracelet et de la boucle confirment la cohérence de l’ensemble : un bracelet d’époque augmente sensiblement la valeur d’une montre vintage.
Une fois votre modèle identifié, deux réflexes : parcourez notre collection de Rolex d’occasion certifiées, et si vous songez à vendre la vôtre, demandez une estimation gratuite — nous recherchons en permanence des exemplaires cohérents et bien conservés.
Questions fréquentes
Où se trouve la référence sur une Rolex ?
Entre les cornes à 12 heures, derrière le bracelet. Elle figure aussi sur la carte de garantie et les papiers d’origine. Le numéro de série, lui, est entre les cornes à 6 heures ou sur le rehaut du cadran depuis 2005.
Quelle différence entre référence et numéro de série ?
La référence décrit le modèle (partagée par des milliers de montres identiques) ; le numéro de série est unique à votre exemplaire et permet de le dater. Les deux se complètent pour authentifier une montre.
Que signifient les lettres LN, LV ou BLRO ?
Ce sont les codes couleur de la lunette : LN noire, LV verte, BLRO bleu/rouge (« Pepsi »), BLNR bleu/noir (« Batman »), CHNR chocolat/noir (« Root Beer »). Ils apparaissent avec les références à 6 chiffres.
Comment savoir si ma Rolex est en or massif ou en Rolesor ?
Regardez le dernier chiffre de la référence : 8 ou 9 indiquent l’or massif (jaune ou gris), 3 le Rolesor jaune (acier + or), 0 l’acier. Le tableau des matériaux ci-dessus détaille tous les cas.
Ma référence n’apparaît pas dans le décodeur, que faire ?
Vérifiez la lecture (un 1 se confond vite avec un 7 sur une gravure ancienne). Si elle reste introuvable, envoyez-nous une photo : nous identifions la montre gratuitement, y compris les références rares ou hors catalogue.